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Lepiota brunneoincarnata

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LEPIOTA BRUNNEOINCARNATA

La Lepiota brunneoincarnata è un fungo del genere Lepiota nell'ordine delle Agaricales.
La specie è stata descritta dai botanici svizzeri Robert Hippolyte Chodat & Charles-Edouard Martin nel 1889. [1]
CARATTERISTICHE MORFOLOGICHE
Cappello: le misure del cappello variano da 1,5 a 4 cm.. Il cappello é più o meno convesso con umbone ottuso centrale, cuticola asciutta, di colore beige-rosato, con delle squamule rosa brunastre, fortemente contrastanti con la superficie sottostante. Il cappello é coperto da ornamentazioni a scaglie concentriche, bruno rossastre, sfondo biancastro, umbone concolore alle scaglie o più scuro, margine appendicolato. 
Lamelle: molto fitte, bianche o biancastre, libere al gambo.
Gambo: di colore rosato, decorato da fibrillature brune, anello evanescente anche negli esemplari giovani.
Carne: da biancastra a rosata, priva di odore e sapore particolari.
Spore: di colore bianco.

Habitat: é possibile trovarlo solitario o in gruppi, solitamente su suoli sabbiosi, anche nei parchi o a margine dei boschi. E’ poco diffuso.
Tale fungo si trova ampiamente distribuito in Europa e nelle regioni temperate dell'Asia.
Commestibilità: molto velenoso, anche mortale.
E’ noto per contenere amatotossine per cui il suo consumo può essere una proposta potenzialmente letale. Difatti si é reso responsabile di un avvelenamento mortale in Spagna, [2] e della morte di quattro giovani membri di una stessa famiglia in Tunisia. [3]

Lepiota brunneoincarnata è un fungo saprofita.

1) (v. Chodat, R.; Martín, C. (1889). "Contributions Mycologiques". Bulletin de la Société botanique de Genève (in French). 5: 221–27.)

2) Herráez Garcia, J.; Sanchez Fernández, A.; Contreras Sánchez, P. (2002). "Intoxicación fatal por Lepiota brunneoincarnata" [Fatal Lepiota brunneoincarnata poisoning]. Anales de Medicina Interna (in Spanish). 19: 322–3

3) Ben Khelil M, Zhioua M, Bakir O, Allouche M, Gloulou F, Banasr A, Haouet S, Hedhili A, Hamdoun M (2010). "Intoxication mortelle par Lepiota brunneoincarnata: à propos de 4 cas" [Four cases of deadly intoxication by Lepiota brunneoincarnata]. Annales de Biologie Clinique (in French). 68 (5): 561–67
Auteurs
Mehdi Ben Khelil, Mongi Zhioua, Olfa Bakir, Mohamed Allouche, Fatme Gloulou, Ahmed Banasr, Slim Haouet, Abdelrazzek Hedhili, Moncef Hamdoun
Service de médecine légale, Hôpital Charles-Nicolle, Tunis, Tunisie, Service d'anatomie pathologique, Hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie, Laboratoire de toxicologie, Centre d'assistance médicale urgente, Tunis, Tunisie
Mots-clés : intoxication fongique, syndrome phalloïdien, hépatite, insuffisance hépatocellulaire, Lepiota brunneoincarnata
DOI : 10.1684/abc.2010.0467
Page(s) : 561-7
Année de parution : 2010
Nous rapportons le cas d'une intoxication collective par ingestion d'un champignon de la famille des lépiotes, Lepiota brunneoincarnata, à l'origine du décès de quatre membres d'une même famille, âgés de 3 à 15 ans. Nous discutons la physiopathologie et les facteurs de mauvais pronostics de telles intoxications à travers ces quatre observations qui mettent en évidence les signes cliniques et les perturbations biologiques secondaires à l'intoxication, les constatations autopsiques et l'aspect anatomopathologique retrouvé. La première observation concerne un enfant de sexe féminin âgé de six ans. Elle a présenté des douleurs abdominales avec vomissement et diarrhée aqueuse. Elle est décédée durant la phase précoce de l'intoxication (sept heures après l'ingestion du champignon), la mort étant secondaire à une déshydratation aiguë. Les trois autres observations concernent des enfants âgés de trois à quinze ans. Ils ont présenté une symptomatologie typique d'un syndrome phalloïdien avec une évolution triphasique gastro-intestinale puis hépatique. Ils sont décédés dans un délai variant entre trois et onze jours sans pouvoir bénéficier d'une greffe hépatique. Les opérations autopsiques ont permis de constater la présence d'un œdème cérébral important et de zones de remaniements hémorragiques au niveau du foie dans tous les cas, la présence de complications hémorragiques dans deux cas. Les investigations anatomopathologiques ont montré la présence de foyers de nécrose hépatocytaire au niveau des zones péricentrolobulaires et périportales.